A Non-Partisan Case for Keeping Sanctions on Iran

Sheila Copps, Stockwell Day, and Lorne Nystrom are former parliamentarians and current Board Members of CIJA.

While Canada alone cannot bring Iran into compliance with its international obligations or compel the regime to negotiate in good faith, we can continue to lead by example and encourage those who might otherwise waver to join the effort.

Canada has a proud national legacy of promoting peace, stability, international law, and nuclear nonproliferation. Accordingly, Iran presents an acute case requiring our full attention. The regime’s abhorrent record of human rights abuse, subversive support for international terrorist groups, and illicit nuclear program underline the need for Canada to continue exerting the full force of its economic and diplomatic capabilities, an imperative that transcends Canadian partisan politics.

CIJA150220_#ThisIsIran_336x280_1The most recent extension of nuclear negotiations between Iran and the P5+1 (US, EU, UK, France, Russia, China, and Germany) represents a dangerous failure of diplomacy. The talks are an effort to end Iranian noncompliance with UN Security Council resolutions, International Atomic Energy Agency directives, and Nuclear Nonproliferation Treaty requirements. Negotiations, which began last November and were supposed to lead to a deal within six months, have now been extended twice.

A soft deadline is much less likely to be adhered to than one that comes with defined penalties for failing to achieve a set goal. These extensions threaten to completely hollow out the negotiation process, with talks becoming an end in themselves rather than a means to definitively prevent Iranian nuclear weapons capability.
Despite the P5+1 floating concessions on virtually all aspects of the Iranian nuclear program, including uranium enrichment, Iran has remained uncompromising in its demands. Following the deadline extension, Iranian President Hassan Rouhani triumphantly stated: “we have neither compromised over Iran’s nuclear rights, nor will we ever do so.” The Iranians know that, within the current negotiation dynamic, a deadline isn’t really a deadline and a red line isn’t really a red line.

While some significant elements of the Iranian nuclear program have been frozen during talks, thanks to the ever-expanding negotiation window two crucial aspects for nuclear weapons development have continued. The first is development of advanced centrifuges, capable of enriching uranium to weapons grade more quickly and efficiently. The second is weaponization—developing the delivery and detonation mechanisms for a nuclear device—believed to be taking place at facilities Iran has barred from UN inspection.

CIJA150220_#ThisIsIran_336x280_4The extensions have already given Iran more than a year of sanctions relief to stabilize its economy. In extending talks another seven months, the P5+1 have agreed to deliver an additional $5-billion. While lower worldwide oil prices will result in some pressure for now, reports indicate that sanctions relief has stimulated economic growth in Iran and has been leveraged by the regime to prepare for future financial challenges.

Instead of fostering compromise, the extension has strengthened Iranian intransigence. As Rouhani declared openly after the extension announcement: “the centrifuges will never cease rotating, while the wheels of people’s lives will rotate more smoothly [due to sanctions relief].” The P5+1 has demonstrated to Iran that it can remain in violation of UN Security Council resolutions, block UN investigations, refuse to compromise, and advance its nuclear program—all while avoiding further sanctions and enjoying economic relief.

We support diplomacy as the optimal means of preventing Iranian nuclear weapons capability, but the P5+1 has clearly lost the upper hand and must take steps to regain their leverage if negotiations are to have any chance of success. This requires commitment to maintaining an effective sanctions regime and greater creativity in bringing meaningful diplomatic pressure to bear on Iran.

CIJA150220_#ThisIsIran_300x250_3Nuclear negotiation with Iran began 10 years ago following the discovery of Iran’s nuclear weapons program. Since then, Iran has routinely thwarted UN investigations and used diplomatic engagement as a cover for continuing its nuclear advancement. Only two levers have elicited a shift in Iranian behaviour: the credible threat of force and tightening sanctions. The use of force is best avoided through forceful diplomacy, and it is imperative that the international community uses every tool in its collective diplomatic arsenal to compel the Iranians to change course.

Should Iran succeed in achieving nuclear weapons capability, the consequences would be disastrous for the rest of the world. There are strong indications that states like Saudi Arabia would follow suit resulting in a nuclear arms race throughout the Middle East, a devastating development in an unstable region already rife with conflict, where there are exponentially more armed factions than sovereign states.
While Canada alone cannot bring Iran into compliance with its international obligations or compel the regime to negotiate in good faith, we can continue to lead by example and encourage those who might otherwise waver to join the effort.

Point de vue non partisan pour le maintien des sanctions sur l’Iran

Sheila Copps, Stockwell Day et Lorne Nystrom sont d’anciens membres du parlement et membres actuels du conseil du CIJA.

Le Canada est fier de son héritage national marqué par la promotion de la paix, la stabilité, le droit international et la non-prolifération nucléaire. Dès lors, l’Iran représente un grave problème qui demande toute notre attention. L’horrible bilan du régime en matière de violations des droits de la personne, le soutien subversif accordé aux groupes terroristes internationaux et le programme nucléaire illicite soulignent la nécessité pour le Canada de continuer à mobiliser toutes ses capacités économiques et diplomatiques, un impératif qui transcende la politique partisane canadienne.

La plus récente prolongation des négociations sur la question des armes nucléaires entre l’Iran et le P5 + 1 (États-Unis, Union européenne, Royaume-Uni, France, Russie, Chine et Allemagne) représente un échec diplomatique dangereux. Les pourparlers s’inscrivent dans un effort pour mettre fin au non-respect par l’Iran des résolutions du Conseil de sécurité des Nations-Unies, des directives de l’Agence internationale de l’énergie atomique et des exigences du Traité de non-prolifération nucléaire. Les négociations qui ont commencé en novembre dernier et qui devaient mener à un accord dans les six mois ont maintenant été prolongées à deux reprises.

Un délai peu contraignant a beaucoup moins de chance d’être respecté qu’un délai accompagné de sanctions bien définies si l’objectif fixé n’est pas atteint. Ces prolongations menacent de vider de toute substance le processus de négociation, les pourparlers devenant une fin en soi plutôt qu’un moyen de neutraliser définitivement la capacité de l’Iran d’acquérir une capacité nucléaire.

Malgré les concessions du P5 + 1 sur pratiquement tous les aspects du programme nucléaire iranien, y compris l’enrichissement de l’uranium, l’Iran est resté intransigeant sur ses demandes. À la suite de la prolongation du délai, le président iranien Hassan Rohani a triomphalement déclaré : « Nous n’avons fait aucun compromis sur le droit de l’Iran à l’énergie nucléaire et nous ne le ferons jamais. » Les Iraniens savent que dans la présente dynamique des négociations, un délai n’est pas vraiment un délai et une ligne rouge n’est pas vraiment une ligne rouge.

Bien que certains éléments du programme nucléaire iranien aient été gelés au cours des pourparlers, grâce à l’élargissement constant du cadre de négociations, deux thèmes cruciaux pour le développement d’armes nucléaires continuent d’être débattus. Le premier est le développement de centrifuges avancées, capables d’enrichir de l’uranium de qualité militaire plus rapidement et efficacement. Le deuxième est la militarisation – le développement de mécanismes de vecteurs de lancement et de détonation d’un engin nucléaire – soupçonné d’avoir lieu dans des installations dont l’inspection par les Nations-Unies a été interdite par l’Iran.

Ces prolongations ont déjà donné à l’Iran un sursis de plus d’un an sans subir de sanctions qui lui a permis de stabiliser son économie. Lorsqu’il a prolongé les pourparlers de sept mois, le P5 + 1 a convenu de livrer cinq milliards de dollars supplémentaires. Bien que la baisse des prix mondiaux du pétrole aille pour l’instant exercer une certaine pression, les rapports indiquent que l’assouplissement des sanctions a stimulé la croissance économique en Iran et le régime s’en est servi comme levier pour se préparer aux défis financiers futurs.

Au lieu de favoriser un compromis, la prolongation a renforcé l’intransigeance iranienne. Comme Rouhani a déclaré ouvertement après l’annonce de la prolongation des pourparlers : « les centrifugeuses ne cesseront jamais de tourner et les roues de la vie du peuple tourneront plus facilement [en raison de l’assouplissement des sanctions]. » Le P5 + 1 a prouvé à l’Iran qu’il peut continuer à violer les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, bloquer les enquêtes de l’ONU et faire progresser son programme nucléaire, tout en évitant de nouvelles sanctions et profiter d’une relance économique.

Nous soutenons la diplomatie comme le meilleur moyen d’empêcher l’Iran de se doter d’une capacité nucléaire, mais le P5 + 1 a clairement perdu l’initiative et doit prendre des mesures pour retrouver leur force de dissuasion pour que les négociations aient une chance de réussir. Cela demande un engagement à maintenir un régime de sanctions efficaces et une plus grande créativité pour exercer une pression diplomatique considérable sur l’Iran.

Les négociations nucléaires avec l’Iran ont commencé il y a dix ans après la découverte de son programme d’armement nucléaire. Depuis lors, l’Iran a systématiquement contrecarré les enquêtes de l’ONU et utilisé l’engagement diplomatique comme couverture pour la poursuite de son programme nucléaire. Seuls deux leviers ont suscité un changement de comportement de la part de l’Iran : la menace crédible de la force et le renforcement des sanctions. Une diplomatie musclée est le meilleur moyen d’éviter l’usage de la force et il est impératif que la communauté internationale utilise tous les outils de son arsenal diplomatique collectif pour contraindre les Iraniens à changer de cap.

Si l’Iran réussit à se doter d’armes nucléaires, les conséquences seraient désastreuses pour le reste du monde. Il existe de bonnes raisons de penser que des états comme l’Arabie saoudite suivront cet exemple, entraînant une course aux armements au Moyen-Orient et aura un effet dévastateur dans une région instable déjà en proie à des conflits et où il y a exponentiellement plus de factions armées que de pays souverains.
Bien que le Canada ne puisse pas à lui seul amener l’Iran à se conformer à ses obligations internationales ou contraindre le régime à négocier de bonne foi, nous pouvons continuer à donner l’exemple et encourager ceux qui pourraient autrement hésiter à se joindre à l’effort.

:: The Hill Times

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