Mythes et réalités sur la certification cachère

Plusieurs médias diffusent depuis quelque temps des informations erronées, voire incendiaires sur la certification cachère de produits alimentaires généraux.

En effet, certains médias prétendent que les produits cachères sont « religieusement modifiés » et bénis par des rabbins. D’autres ressassent le mythe concocté par des groupes néo-nazis voulant que la certification cachère soit une taxe religieuse prélevée par les Juifs à l’insu de leurs concitoyens.
Ce document a été produit par le Centre consultatif des relations juives et israéliennes pour démystifier les légendes urbaines sur la certification cachère. 

Mythe : Les aliments cachères sont « religieusement modifiés ».
Réalité : La certification cachère n’est pas un processus de transformation des aliments. La certification des produits autres que la viande et les produits laitiers garantit simplement qu’un produit alimentaire ne contient pas de matières animales ou laitières.

Mythe : Les produits alimentaires certifiés cachères sont bénis par des rabbins.
Réalité : Le processus de certification cachère ne comprend aucune bénédiction ou prière. Il s’agit de simples inspections assurant que les ingrédients d’un produit certifié autre que la viande et les produits laitiers ne comprennent aucune matière animale ou laitière.

Mythe : Les organismes de certification cachère incitent les entreprises à se certifier
Réalité : Ce sont les entreprises qui sollicitent la certification cachère pour ouvrir de nouveaux marchés pour leurs produits.

Mythe : La certification cachère est une forme de taxe religieuse car elle augmente le prix de vente.
Réalité : La certification cachère est une stratégie de mise en marché pour les entreprises certifiées. Les frais de certification sont minimes à l’échelle des coûts de production générale et ne gonflent pas le prix de vente. En fait, la certification cachère ouvre de nouveaux marchés et rapporte de nouveaux revenus aux entreprises certifiées, ce qui  contribue à réduire le prix de vente.

Mythe : Les revenus du marché de l’alimentation cachère financent les activités religieuses de la communauté juive.
Réalité : Les revenus du marché de l’alimentation cachère profitent aux entreprises certifiées. Les frais exigés par les organismes de certification ne servent qu’à assurer leurs inspections et leurs opérations.

Mythe : La certification cachère est un accommodement consenti à la minorité de Juifs québécois observants.
Réalité : Selon une étude de la firme britannique de recherche sur le marché alimentaire MINTEL, 13% des consommateurs optent pour des produits cachères.

  • 62% d’entre eux considèrent la certification comme une marque de qualité
  • 51% d’entre eux considèrent la certification comme une marque de santé
  • 34% d’entre eux considèrent la certification comme une marque de salubrité alimentaire
  • Seulement 14% d’entre eux consomment des produits cachères par observance des règles diététiques juives.

Par ailleurs la certification cachère est prisée des végétariens et des végans qui y reconnaissent la garantie que le produit certifié autre que la viande et les produits laitiers ne contient aucune matière animale.

Témoignages de producteurs et spécialistes de l’alimentation

« Ça ne coûte pas plus cher à produire. Il nous faut seulement beaucoup plus de discipline! C’est un nouveau débouché.. Cette année, on en produira 5000. Je craignais que les juifs ne favorisent les vins d’Israël. Mais ils préfèrent le produit québécois, même s’il est plus cher que les autres vins casher vendus à la SAQ
Charles Henri de Coussergues, copropriétaire du vignoble québécois du Domaine de l’Orpailleur (L’Actualité, 1 mars 1998, p. 10)

« Chez Fumoir Grizzly, le patron de l’entreprise soutient que la certification cachère lui coûte quelques milliers de dollars, mais que cela ne se répercute pas sur le prix de son saumon fumé. ‘La compétition est trop vive pour que je puisse refiler la facture à mes clients’ ».
–  Pierre Fontaine, propriétaire de Fumoir Grizzly (« Pas plus cher pour manger cachère », Journal de Montréal, 22 octobre 2007)

«Dans la portion épicerie, autour de 75 % des produits ont la certification cachère. Le ketchup Heinz, par exemple, est cachère. Nos fournisseurs ne nous chargent pas plus cher pour les produits qui ont cette certification».
– Marie-Claude Bacon, porte-parole de Metro (« Pas plus cher pour manger cachère », Journal de Montréal, 22 octobre 2007)

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