2008-09 : Opération Plomb durci

Faits saillants

  • En décembre 2008, en réponse aux tirs de milliers de roquettes de Gaza vers le sud d’Israël, Tsahal a lancé l’opération Plomb durci afin de mettre un terme à cette menace permanente.
  • Au cours de cette opération militaire, les forces aériennes et terrestres israéliennes ont expressément ciblé le Hamas – une tâche très difficile étant donné la tactique utilisée par le Hamas d’intégrer ses combattants dans les quartiers civils. Tsahal a pris des mesures considérables pour réduire l’impact de la guerre sur les civils et a même pris soin d’avertir la population avant l’attaque d’évacuer les zones ciblées. À plusieurs reprises, les commandants israéliens ont renoncé à lancer une attaque lorsqu’il n’était pas possible d’évacuer les civils.
  • Richard Goldstone, qui a dirigé après le conflit la mission d’établissement des faits de l’ONU, dont le processus a été extrêmement déformé, a ultérieurement regretté la plupart des accusations qu’il a portées contre Israël en déclarant : « Si j’avais su alors ce que je sais maintenant, le rapport Goldstone aurait été complètement différent. »

Pendant les années suivant le retrait d’Israël de Gaza, les habitants du sud d’Israël ont eu à subi les tirs de milliers de roquettes et de mortiers en provenance de la bande de Gaza. L’utilisation aveugle de ces armes contre les centres civils – dans certains cas, sur une base quotidienne – constitue un crime de guerre que l’ONU a passé largement sous silence (malgré les appels d’Israël).

Lors de sa visite à Sderot en 2008, le futur président Obama a déclaré : « Je ne pense pas qu’il y ait un seul pays au monde qui accepterait qu’une pluie de missiles s’abatte sur sa population civile… La première tâche d’un État est de protéger ses citoyens… Peu importe que je sois politicien ou pas. Si quelqu’un envoyait des roquettes sur ma maison où mes deux filles dorment la nuit, je ferais tout ce qui est mon pouvoir pour l’arrêter, et je m’attendrais à ce qu’Israël fasse de même. »

Le 27 décembre 2008, une opération qui a duré trois semaines a été lancée par Israël contre des cibles du Hamas, afin de mettre un terme à la menace des missiles et rétablir le calme et la sécurité pour les habitants du sud d’Israël. Les attaques de Tsahal ont visé expressément le Hamas et les autres groupes terroristes, y compris le personnel du Hamas, les caches d’armes, les sites de lancement des missiles et leurs infrastructures. Tout au long de l’opération, Tsahal a dû affronter le défi considérable d’engager des terroristes qui se battaient à partir de zones civiles et qui, dans certains cas, cachaient des armes dans les mosquées et les écoles.

Israël a fait un effort considérable pour avertir la population civile avant d’attaquer les forces du Hamas. L’aviation israélienne, par exemple, a largué des milliers de tracts, des milliers de messages textes ont été envoyés et des milliers d’appels téléphoniques automatisés ont été placés pour convaincre la population civile, avant les attaques de l’aviation israélienne, d’évacuer les bâtiments utilisés par le Hamas. Le colonel Richard Kemp, ancien commandant des forces britanniques en Afghanistan, a alors déclaré à la BBC : « Sur la base de mes connaissances… Je ne pense pas qu’il n’y ait jamais eu dans l’histoire de la guerre une armée qui a fait autant d’efforts pour réduire le nombre de pertes civiles et la mort de personnes innocentes que Tsahal aujourd’hui à Gaza… même si Tsahal prend des mesures exceptionnelles pour réduire le nombre de pertes civiles, et je peux vous donner un exemple de ces mesures si cela vous intéresse, il est impossible, il est impossible d’empêcher que cela se produise tant que l’ennemi utilise les civils comme bouclier humain. »

Après l’opération Plan durci, l’ONU a mandaté une mission d’établissement des faits pour enquêter sur les diverses allégations de crimes de guerre, dont la plupart étaient dirigés contre Israël. Richard Goldstone, un juriste sud-africain, a été chargé de diriger l’enquête et de publier un rapport sur ses conclusions. Un des membres de la mission, Christine Chinkin, a ouvertement déclaré, avant même que la mission ait été chargée de l’enquête, qu’elle était convaincue qu’Israël était coupable de crimes de guerre. Malgré son parti pris évident, elle a été incluse dans la mission d’établissement des faits. 1 Le rapport, bizarrement, n’a que peu mentionné les tirs aveugles de missiles du Hamas dans le sud d’Israël et n’a fait pratiquement aucun effort pour vérifier les allégations dirigées contre Israël.

Deux ans plus tard, Goldstone a rédigé un éditorial dans le Washington Post qui servait en quelque sorte de rétractation aux propos inflammatoires du rapport : « Si j’avais su alors ce que je sais maintenant, le rapport Goldstone aurait été complètement différent. » Il a relevé qu’« Israël a consacré d’importantes ressources pour enquêter sur 400 allégations d’inconduite opérationnelle à Gaza », alors que « les autorités de facto (en l’occurrence, le Hamas) n’ont mené aucune enquête sur le lancement de roquettes et les attaques de mortiers contre Israël » 3 Goldstone a en outre déclaré que selon ses enquêtes « les civils n’ont pas été délibérément et intentionnellement visés », ce qui va à l’encontre de ses premières constatations.

Tsahal, dans le cadre de sa propre enquête, a accusé deux soldats d’inconduite pendant l’opération Plomb durci.  Le Hamas est revenu sur ses déclarations initiales selon lesquelles 49 membres seulement du Hamas avaient été tués et a admis que le nombre réel était de 700 combattants.

L’opération Plomb durci a eu un impact significatif sur le Hamas, qui, selon les experts, n’a atteint aucun de ses objectifs opérationnels pendant le conflit (y compris l’enlèvement de soldats israéliens). La mise en service du système anti-missile Iron Dome, qui protège désormais les grandes villes du sud d’Israël, et les efforts déployés par Tsahal pour cibler le Hamas au cours de l’opération Plomb durci et au cours d’opérations ultérieures ont beaucoup contribué à améliorer la sécurité d’un million d’Israéliens qui vivent à portée des missiles en provenance de Gaza.

© Copyright 2015 CIJA. Tous droits réservés.
Politique