Communiqué de presse : La Fédération CJA et CIJA profondément troublés par l’inaction de la mairesse de Montréal face à l’antisémitisme

28 janvier 2020

Communiqué de presse : La Fédération CJA et CIJA profondément troublés par l’inaction de la mairesse de Montréal face à l’antisémitisme

Montréal — Aujourd’hui, le conseil municipal de Montréal devait voter une motion demandant à la ville d’adopter la définition opérationnelle de l’antisémitisme de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA).

La motion, présentée par le chef de l’opposition officielle, Lionel Perez, a coïncidé avec la célébration de la Journée internationale de commémoration de l’Holocauste et du 75e anniversaire de la libération du camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau le 27 janvier. Toutefois, le débat a été reporté hier soir à ce matin.

Au cours du débat, la mairesse Valérie Plante a proposé de renvoyer la motion à la Commission de la présidence du conseil, suggérant que la Ville de Montréal élabore sa propre définition de l’antisémitisme. M. Perez a rejeté la proposition et a retiré la motion.

En réponse, Gail Adelson-Marcovitz, présidente de la Fédération CJA et Reuben Poupko, co-président du Centre consultatif des relations juives et israéliennes-Québec (CIJA-Québec), ont émis ce qui suit :

 « Nous sommes profondément déçus que la mairesse de Montréal, Valérie Plante, n’ait pas apporté son soutien à l’adoption de la définition la plus largement acceptée de l’antisémitisme, privant ainsi les Montréalais juifs d’un outil essentiel approuvé par des organismes internationaux réputés et adopté par des dizaines de pays démocratiques, dont le Canada, pour renforcer la lutte contre la résurgence de l’antisémitisme. »

« La mairesse n’a pas su saisir l’occasion et faire preuve de leadership lors de la Journée internationale de commémoration de l’Holocauste pour démontrer que la Ville de Montréal est engagée dans la lutte contre l’antisémitisme aujourd’hui, lequel augmente rapidement dans le monde entier. En effet, le Canada et de nombreux autres pays ont choisi cette occasion pour réaffirmer leur engagement envers l’IHRA et sa définition de l’antisémitisme.»

« La définition de l’IHRA est la définition la plus largement acceptée de l’antisémitisme contemporain, soigneusement élaborée pendant deux décennies par des experts de l’antisémitisme en coopération avec des dizaines de démocraties libérales. Nous félicitons M. Perez d’avoir refusé de soumettre la définition de l’IHRA, sanctionnée au niveau international et largement adoptée, à un examen et à une reformulation par une commission municipale manquant d’expertise en la matière »

« Afin de lutter efficacement contre la recrudescence de la haine des Juifs, les autorités publiques ont besoin d’une définition opérationnelle permettant d’identifier clairement les incidents antisémites dans leurs juridictions respectives. Nous continuerons à travailler avec le conseil municipal et la Ville de Montréal pour les sensibiliser à l’antisémitisme sous toutes ses formes contemporaines et à la nécessité d’utiliser la définition de l’IHRA comme référence et outil éducatif ».

Le Centre consultatif des relations juives et israéliennes (CIJA) est l’agence de représentation des Fédérations juives du Canada-UIA incluant la Fédération CJA de Montréal.

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